Produire, structurer et diffuser une expertise francophone sur les relations Chine–Afrique

Cette page rassemble l’ensemble des travaux intellectuels, analytiques et académiques consacrés aux transformations contemporaines des relations entre la Chine et l’Afrique. Elle constitue l’un des principaux espaces de valorisation de la production scientifique de l’Observatoire et de ses partenaires, ainsi qu’un instrument central de diffusion de connaissances à destination des chercheurs, des décideurs publics, des étudiants, des institutions et des acteurs économiques.

Dans l’architecture intellectuelle d’un centre de recherche, les publications ne remplissent pas une fonction simplement documentaire. Elles traduisent la capacité d’une institution à produire ses propres cadres d’analyse, à intervenir dans les débats stratégiques de son temps et à structurer un champ de recherche sur la durée. À ce titre, les publications de l’OCAF ont une double vocation : d’une part, éclairer les grandes mutations géopolitiques, économiques, technologiques et civilisationnelles qui reconfigurent les relations sino-africaines ; d’autre part, contribuer à l’émergence d’un espace francophone de pensée stratégique sur la Chine et l’Afrique.

L’Observatoire développe ainsi une politique éditoriale fondée sur la rigueur scientifique, la lisibilité analytique et l’utilité publique. Les publications mises en ligne ou présentées sur cette page peuvent prendre plusieurs formes : ouvrages, actes de colloques, rapports stratégiques, notes d’analyse, essais académiques, articles thématiques et contributions de recherche. Cette diversité de formats répond à un objectif clair : articuler la profondeur de la recherche académique et la réactivité de l’analyse stratégique.


Une production intellectuelle au service de la compréhension stratégique

L’OCAF considère la publication comme une forme d’intervention intellectuelle dans le débat contemporain. Dans un environnement international marqué par l’accélération des interdépendances, la montée de nouvelles puissances et la transformation rapide des équilibres globaux, la capacité à interpréter les relations entre la Chine et l’Afrique à partir de sources fiables, de méthodes rigoureuses et de problématiques clairement formulées devient un enjeu majeur.

La page Publications a précisément pour fonction de rendre visible cette production d’expertise. Elle permet de suivre l’évolution des réflexions portées par l’Observatoire sur des thématiques telles que la géopolitique des relations Chine–Afrique, l’économie politique du développement, les infrastructures stratégiques, la Belt and Road Initiative, les transformations technologiques, la coopération énergétique, les relations militaires, ou encore les convergences civilisationnelles entre traditions chinoises et africaines.

Dans cette perspective, les publications de l’OCAF ne doivent pas être perçues comme une accumulation de textes isolés, mais comme les éléments d’un corpus intellectuel en construction. Elles participent à la structuration progressive d’un champ de recherche francophone capable de penser la Chine et l’Afrique à partir d’une perspective à la fois africaine, comparative et stratégiquement consciente.


Les grandes catégories de publications de l’OCAF

Ouvrages de référence

L’OCAF valorise des ouvrages qui permettent d’inscrire la réflexion sur la Chine et l’Afrique dans le temps long. Ces livres constituent des références pour les chercheurs, les étudiants et les décideurs désireux de comprendre les logiques historiques, idéologiques et géopolitiques du rapprochement sino-africain.

Cette catégorie inclut notamment des travaux consacrés à l’histoire politique de la Chine contemporaine, à la pensée de Xi Jinping, aux politiques de développement en Asie de l’Est, aux relations internationales Chine–Afrique et aux stratégies de transformation économique. Ces ouvrages jouent un rôle fondamental dans la constitution d’une bibliothèque francophone spécialisée sur la Chine, encore insuffisamment développée dans de nombreux espaces académiques africains.

Actes de colloques

Les actes de colloques occupent une place particulière dans la production éditoriale de l’OCAF. Ils permettent de conserver, structurer et diffuser les contributions issues des grandes rencontres scientifiques organisées ou soutenues par l’Observatoire.

À ce titre, les Actes du Premier Colloque International sur l’Initiative la Ceinture et la Route en Afrique francophone, tenu à Yaoundé en mai 2022, constituent l’un des jalons majeurs de cette politique éditoriale. Cet ouvrage ne se limite pas à restituer les interventions d’un événement académique ; il participe à la fondation d’un espace de débat francophone sur les implications géopolitiques et économiques de la Belt and Road Initiative en Afrique.

Rapports stratégiques

Les rapports stratégiques visent à proposer une lecture synthétique, structurée et opérationnelle des transformations contemporaines des relations sino-africaines. Ils s’adressent prioritairement aux décideurs publics, aux organisations internationales, aux partenaires institutionnels et aux acteurs économiques qui ont besoin d’analyses approfondies mais orientées vers l’action.

Ces rapports peuvent porter sur des sujets tels que les corridors d’infrastructures, la coopération énergétique, la gouvernance numérique, la sécurité maritime, l’industrialisation, les chaînes de valeur ou les mutations géopolitiques induites par la présence croissante de la Chine en Afrique.

Notes d’analyse et policy papers

Les notes d’analyse et les policy papers constituent le versant le plus directement stratégique de la production de l’OCAF. Plus courts que les rapports ou les ouvrages, ces formats ont pour objectif d’intervenir rapidement sur une question précise, en combinant clarté analytique, densité conceptuelle et pertinence politique.

Ils permettent à l’Observatoire de réagir aux évolutions contemporaines, d’éclairer un débat en cours ou de proposer une grille de lecture sur un enjeu émergent. Dans la tradition des grands think tanks internationaux, ces publications jouent un rôle essentiel de médiation entre le monde académique et l’espace de la décision.


Une politique éditoriale inscrite dans la durée

La vocation de l’OCAF n’est pas seulement de publier ponctuellement, mais de construire dans le temps une véritable tradition éditoriale francophone sur les relations Chine–Afrique. Cette ambition implique une continuité, une cohérence intellectuelle et un effort constant de montée en gamme dans les formats, les standards de recherche et la diffusion.

Dans cette optique, la page Publications est conçue comme une vitrine intellectuelle, mais aussi comme une archive vivante. Elle doit permettre au lecteur de saisir la trajectoire de l’Observatoire, l’évolution de ses priorités de recherche et l’approfondissement progressif de ses analyses.

À long terme, cette politique éditoriale vise à faire émerger un espace où les publications de l’OCAF seront consultées non seulement comme des productions institutionnelles, mais comme des références à part entière dans les débats académiques et stratégiques sur la Chine et l’Afrique.


Une contribution à la souveraineté intellectuelle de l’Afrique francophone

L’un des enjeux majeurs de cette page est de rappeler que la publication n’est pas uniquement un exercice académique ; elle participe aussi de la souveraineté intellectuelle. Produire des ouvrages, des rapports et des analyses en français sur la Chine et l’Afrique revient à renforcer la capacité de l’Afrique francophone à penser elle-même les transformations qui la concernent.

Dans de nombreux domaines, les diagnostics sur l’Afrique continuent d’être formulés depuis l’extérieur. L’OCAF entend contribuer à inverser cette logique en soutenant une production de savoir enracinée dans les réalités africaines, ouverte au dialogue international, mais intellectuellement autonome dans ses problématiques et ses priorités.

La page Publications reflète ainsi une ambition plus large : faire de l’OCAF non seulement un observatoire, mais aussi un lieu de production durable de références, d’outils conceptuels et de ressources analytiques utiles à la recherche, à l’enseignement et à l’action publique.

Actes du Premier Colloque International

L’Initiative « La Ceinture et la Route » en Afrique francophone

Yaoundé — Mai 2022

Le Premier Colloque International sur l’Initiative la Ceinture et la Route en Afrique francophone, organisé à Yaoundé en mai 2022, constitue l’un des jalons intellectuels majeurs dans la structuration d’un débat académique francophone sur les relations entre la Chine et l’Afrique. Réunissant chercheurs, diplomates, responsables politiques, experts en développement, acteurs économiques et représentants d’institutions académiques, cette rencontre scientifique avait pour objectif principal d’analyser les implications stratégiques de la Belt and Road Initiative (BRI) dans les économies et les sociétés africaines.

Depuis son lancement en 2013 par le président chinois Xi Jinping, l’Initiative la Ceinture et la Route s’est progressivement imposée comme l’un des projets géopolitiques et économiques les plus ambitieux du XXIᵉ siècle. Conçue initialement comme un réseau de corridors commerciaux reliant l’Asie, l’Europe et l’Afrique à travers des infrastructures de transport, d’énergie et de communication, la BRI s’est progressivement transformée en un vaste cadre de coopération internationale couvrant désormais des domaines aussi variés que l’industrialisation, la connectivité numérique, la transition énergétique ou la coopération scientifique.

Dans ce contexte, l’organisation d’un colloque international consacré à la BRI en Afrique francophone répondait à une double nécessité. D’une part, il s’agissait de permettre aux chercheurs et aux décideurs africains d’analyser les opportunités et les défis associés à cette initiative dans une perspective africaine. D’autre part, le colloque visait à contribuer à l’émergence d’un espace académique francophone capable de produire ses propres analyses sur les transformations des relations sino-africaines.

Les communications présentées lors de cette rencontre ont abordé une large diversité de thématiques. Plusieurs interventions ont ainsi examiné les dimensions géopolitiques de la Belt and Road Initiative, en analysant la place de l’Afrique dans la stratégie globale de connectivité promue par la Chine. D’autres contributions se sont concentrées sur les implications économiques du projet, notamment en ce qui concerne le financement des infrastructures, le développement des corridors logistiques, l’intégration des chaînes de valeur industrielles ou encore les perspectives d’industrialisation du continent.

Le colloque a également accordé une attention particulière aux enjeux technologiques et numériques associés à la coopération Chine–Afrique. Les discussions ont notamment porté sur l’expansion des infrastructures de télécommunications, le développement des réseaux numériques, l’émergence de l’économie digitale et les transformations induites par les nouvelles technologies dans les sociétés africaines.

Au-delà de ces dimensions économiques et technologiques, plusieurs contributions ont exploré les implications culturelles et civilisationnelles du rapprochement sino-africain. Ces analyses ont mis en évidence les convergences possibles entre certaines traditions intellectuelles chinoises et africaines, ainsi que le rôle du dialogue interculturel dans la consolidation des relations entre les deux régions.

Les Actes du Colloque rassemblent l’ensemble des contributions scientifiques issues de cette rencontre. Ils offrent ainsi une vision d’ensemble des débats qui ont animé cette première grande conférence francophone consacrée à la Belt and Road Initiative en Afrique. L’ouvrage constitue à la fois un témoignage intellectuel de cet événement académique et une contribution durable à la littérature scientifique sur les relations Chine–Afrique.

Au-delà de sa dimension académique, cette publication s’inscrit dans une ambition plus large portée par l’Observatoire Chine–Afrique Francophone : contribuer à la structuration d’une école francophone des études Chine–Afrique. En mettant à disposition des chercheurs, des étudiants et des décideurs un corpus d’analyses rigoureuses et diversifiées, les Actes du Colloque participent à la constitution d’un espace de réflexion stratégique sur les transformations contemporaines du partenariat sino-africain.

L’importance de cet ouvrage réside également dans son caractère pionnier. Jusqu’à une période récente, les débats scientifiques sur la Belt and Road Initiative ont été dominés par des institutions de recherche situées en Asie, en Europe ou en Amérique du Nord. La publication des Actes du Premier Colloque International sur la BRI en Afrique francophone marque ainsi une étape importante dans l’appropriation africaine de ces débats.

En donnant la parole à des chercheurs et experts issus du continent africain et de l’espace francophone, cette publication contribue à enrichir la diversité des perspectives analytiques sur la coopération Chine–Afrique. Elle participe également à la consolidation d’un réseau de chercheurs et d’institutions académiques engagés dans l’étude des transformations géopolitiques et économiques qui redéfinissent les relations internationales au XXIᵉ siècle.

Aujourd’hui, les Actes de ce colloque constituent une référence pour tous ceux qui s’intéressent à l’évolution du partenariat sino-africain et aux enjeux stratégiques associés à l’Initiative la Ceinture et la Route en Afrique.

Introduction aux relations internationales Chine–Afrique de la nouvelle ère (Tome 2)

Le génie pragmatique de Xi Jinping : de la diplomatie multipolaire à la diplomatie cosmopolitique du développement

Hardcover – 28 janvier 2026
Auteur : Jimmy Yab

Ce deuxième volume s’inscrit dans le prolongement direct d’un travail intellectuel de longue haleine consacré à la compréhension historique, politique et géostratégique des relations entre la Chine et l’Afrique. Après un premier tome centré sur la longue durée des relations sino-africaines entre 1911 et 2011, cet ouvrage déplace l’analyse vers une séquence historique décisive : celle de l’ère Xi Jinping, qui marque une mutation profonde des doctrines diplomatiques chinoises, de leurs instruments et de leur projection internationale.

L’intérêt majeur de ce livre réside dans sa capacité à montrer que la relation Chine–Afrique, depuis le début des années 2010, ne peut plus être lue à travers les seules catégories du commerce, de l’aide ou de la coopération bilatérale classique. Sous l’impulsion de Xi Jinping, la politique étrangère chinoise s’est progressivement reconfigurée autour d’une ambition plus large : faire de la diplomatie un instrument de transformation du système international lui-même. L’ouvrage met ainsi en évidence deux concepts centraux qui permettent de comprendre la nouvelle phase du partenariat sino-africain.

Le premier est celui de diplomatie multipolaire du développement. Cette notion renvoie à une pratique diplomatique orientée vers l’efficacité économique, la construction d’infrastructures, la montée en puissance de l’industrialisation et l’intégration régionale. Dans ce cadre, la coopération avec l’Afrique ne relève pas d’un simple accompagnement périphérique, mais participe d’une stratégie globale visant à redistribuer les centres de gravité du développement mondial. L’Afrique y apparaît comme un espace de déploiement d’une géoéconomie nouvelle, structurée par les corridors logistiques, les infrastructures de connectivité et la reconfiguration des chaînes de valeur.

Le second concept, plus ambitieux encore, est celui de diplomatie cosmopolitique du développement. L’ouvrage montre que l’ère Xi Jinping ne se contente pas d’approfondir la dimension matérielle de la coopération Chine–Afrique ; elle propose également une vision normative du monde, fondée sur la réforme de la gouvernance globale, la solidarité internationale et la promotion d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Dans cette perspective, les relations sino-africaines deviennent un terrain d’expérimentation politique et philosophique, où se joue une autre conception de l’ordre mondial.

L’un des apports les plus importants de ce volume consiste à relier ces deux dimensions — pragmatique et cosmopolitique — sans les dissocier artificiellement. Le génie politique attribué à Xi Jinping dans cet ouvrage ne réside pas seulement dans sa capacité à administrer une puissance montante, mais dans l’articulation qu’il opère entre puissance, développement et réforme du système international. À travers l’étude du FOCAC, de la Belt and Road Initiative, des infrastructures transcontinentales et de plusieurs cas nationaux, l’auteur montre comment se construit, entre la Chine et l’Afrique, une nouvelle architecture géopolitique du XXIe siècle.

Cet ouvrage se distingue également par sa portée théorique. Il ne se limite pas à la chronique diplomatique ni à la restitution événementielle. Il propose une lecture doctrinale de la pensée diplomatique chinoise contemporaine, en montrant comment celle-ci reformule les catégories classiques des relations internationales : souveraineté, développement, coopération, multilatéralisme, universalisme et solidarité. Ce déplacement intellectuel est particulièrement important pour les chercheurs et les décideurs africains, car il permet de penser la Chine non seulement comme partenaire économique, mais comme productrice d’une rationalité géopolitique et d’un langage international propres.

Pour l’OCAF, ce livre occupe une place centrale dans la bibliothèque stratégique des relations Chine–Afrique. Il constitue un ouvrage de référence pour comprendre la Chine de la nouvelle ère, le repositionnement géopolitique de l’Afrique et les recompositions profondes du système international multipolaire. Il s’adresse aussi bien aux universitaires qu’aux journalistes, aux diplomates, aux responsables politiques, aux praticiens du développement et à toute personne souhaitant saisir la logique profonde du moment Xi Jinping dans l’histoire mondiale contemporaine.


Informations éditoriales

Titre : Introduction aux relations internationales Chine–Afrique de la nouvelle ère (Tome 2)
Sous-titre : Le génie pragmatique de Xi Jinping : de la diplomatie multipolaire à la diplomatie cosmopolitique du développement
Auteur : Jimmy Yab
Date de publication : 28 janvier 2026
Format : Hardcover
Langue : Français
Type de publication : Ouvrage de référence / analyse géopolitique et doctrinale


Introduction aux relations internationales Chine–Afrique (Tome 1)

Analyse politique et socio-économique de la montée d’une superpuissance mondiale à partir de l’Afrique

Préface et postface de Sele Yalaghuli
Hardcover – 23 juin 2024
Auteur : Jimmy Yab

Ce volume constitue l’un des ouvrages fondateurs du corpus intellectuel développé autour des relations Chine–Afrique au sein de l’Observatoire Chine–Afrique Francophone. Par son ampleur historique, son ambition analytique et sa méthode comparative, il propose une lecture structurée de l’évolution des relations internationales sino-africaines durant la séquence allant de 1911 à 2011, tout en accordant une attention particulière à la période postérieure à 1949, c’est-à-dire à l’affirmation internationale de la République populaire de Chine.

L’ouvrage part d’un constat simple mais décisif : l’ascension de la Chine constitue l’un des faits majeurs de la politique mondiale contemporaine, mais cette ascension ne peut être comprise indépendamment de ses rapports avec les pays du Sud, et en particulier avec l’Afrique. La relation entre la Chine et le continent africain ne relève ni de l’anecdote diplomatique ni de la simple complémentarité commerciale. Elle s’inscrit dans une histoire longue, traversée par les luttes anticoloniales, la solidarité du tiers-monde, les recompositions de la guerre froide, la montée des économies émergentes et les transformations de la mondialisation.

Ce livre se distingue par la largeur de son champ d’analyse. Il ne traite pas l’Afrique comme un bloc uniforme, ni la Chine comme un acteur abstrait. L’un des mérites méthodologiques du volume réside précisément dans sa prudence face aux généralisations faciles. L’auteur rappelle que l’Afrique n’est pas une entité politique homogène, pas plus que la Chine n’est un « pays en développement » ordinaire. La relation sino-africaine doit donc être étudiée à partir d’une double exigence : reconnaître la diversité des trajectoires africaines tout en analysant la cohérence croissante de la projection internationale de la Chine.

L’ouvrage propose ainsi une analyse continentale qui examine les relations de chaque pays africain avec la Chine, tout en couvrant de manière détaillée les principaux sous-thèmes qui structurent cette relation : commerce, investissements, diplomatie, ventes d’armes, coopération éducative, rapports idéologiques, partenariats techniques, enjeux institutionnels et formes d’influence politique. Cette méthode donne au livre une profondeur rare. Il ne se contente pas d’énoncer des tendances générales ; il articule systématiquement l’échelle continentale et l’échelle nationale.

L’une des forces intellectuelles du volume est d’avoir identifié 2011–2012 comme une rupture historique justifiant un traitement séparé. L’auteur montre que l’accession de Xi Jinping au pouvoir inaugure une nouvelle ère dans les relations internationales de la Chine, ce qui justifie que la séquence antérieure fasse l’objet d’un volume spécifique. Ce choix méthodologique confère au livre une grande clarté historique : il permet de lire la période 1911–2011 comme celle de la formation, de la consolidation et de l’expansion progressive de la relation sino-africaine, avant l’entrée dans une phase nouvelle marquée par l’ambition systémique de la Chine de la nouvelle ère.

L’ouvrage offre également une contribution importante à la compréhension de la manière dont l’Afrique a perçu, accompagné ou négocié cette montée en puissance chinoise. En prenant l’Afrique comme point d’observation de la Chine, il inverse en partie le regard habituel. Il ne s’agit plus seulement de demander ce que la Chine fait en Afrique, mais aussi ce que la relation avec la Chine révèle des États africains eux-mêmes : de leurs marges de manœuvre, de leurs stratégies, de leurs faiblesses structurelles, de leurs attentes et de leurs capacités de négociation dans l’ordre mondial.

La préface et la postface de Sele Yalaghuli renforcent cette ambition intellectuelle en inscrivant le livre dans une perspective de débat plus large sur la place de la Chine dans le monde, la nature de son influence et la signification historique de son engagement croissant sur le continent africain. Le volume n’est donc pas seulement un manuel ou un ouvrage de synthèse ; il constitue aussi une intervention dans le débat global sur la redéfinition du système international.

Pour l’OCAF, ce livre a une valeur fondatrice. Il pose les bases d’une lecture scientifique, continentale et francophone des relations Chine–Afrique, à un moment où cette littérature demeure encore insuffisamment développée dans l’espace francophone. Il offre aux universitaires, aux journalistes, aux praticiens, aux responsables du secteur public et privé, ainsi qu’aux étudiants, un instrument de travail particulièrement précieux.

En tant qu’ouvrage de référence, il joue plusieurs fonctions à la fois : il documente, il compare, il conceptualise et il ouvre un programme de recherche. Il prépare aussi intellectuellement la transition vers le Tome 2, consacré à l’ère Xi Jinping. Pris ensemble, ces deux volumes constituent les deux volets d’une même ambition : doter l’Afrique francophone d’un cadre analytique robuste pour comprendre la Chine, ses doctrines diplomatiques, ses instruments de puissance et sa relation structurante avec le continent africain.


Informations éditoriales

Titre : Introduction aux relations internationales Chine–Afrique
Sous-titre : Analyse politique et socio-économique de la montée d’une superpuissance mondiale à partir de l’Afrique
Auteur : Jimmy Yab
Préface et postface : Sele Yalaghuli
Date de publication : 23 juin 2024
Format : Hardcover
Langue : Français
Type de publication : Ouvrage de référence / histoire politique et socio-économique des relations sino-africaines

Xi Jinping et l’Initiative la Ceinture et la Route en Afrique

Analyse géostratégique du plus grand projet géoéconomique du XXIe siècle

Paperback – 2 octobre 2022
Édition française – Jimmy Yab

Cet ouvrage, intitulé Xi Jinping et l’Initiative la Ceinture et la Route en Afrique : Analyse géostratégique du plus grand projet géoéconomique du XXIe siècle, propose une lecture approfondie de l’une des transformations majeures de l’ordre international contemporain : l’émergence de la Belt and Road Initiative comme nouvelle matrice de coopération, de connectivité et de projection géoéconomique à l’échelle mondiale. À travers ce livre, le Professeur Jimmy Yab examine les implications, la portée stratégique et les potentialités de cette initiative pour le continent africain, en la considérant non seulement comme un projet d’infrastructures, mais comme une possible voie de développement, de repositionnement économique et d’affirmation géopolitique pour l’Afrique au XXIe siècle.

L’ouvrage part d’un rappel fondamental. En septembre 2013, le président chinois Xi Jinping propose la construction d’une Ceinture économique de la Route de la Soie, puis, en octobre de la même année, une Route maritime de la Soie du XXIe siècle. Les deux composantes formeront ce qui est désormais connu sous le nom d’Initiative la Ceinture et la Route. Dès son lancement, ce projet suscite une attention internationale considérable. Il est accueilli favorablement par de nombreux pays, car il combine le symbolisme historique de l’ancienne Route de la Soie, ouverte dès -139 avant J.-C., avec les exigences économiques, technologiques et géopolitiques du monde contemporain.

Ce qui fait l’originalité de cet ouvrage est qu’il ne traite pas la Belt and Road Initiative comme un simple slogan diplomatique ou un programme abstrait. Le livre montre au contraire qu’il s’agit d’un projet d’une exceptionnelle portée historique, porté par une vision stratégique cohérente. L’Initiative y est présentée comme un programme visant à maintenir un système économique mondial ouvert, à encourager un développement diversifié, indépendant, équilibré et durable, à faire progresser la coopération régionale, à renforcer les communications entre les civilisations, et à contribuer à la paix et à la stabilité mondiales. En d’autres termes, l’ouvrage défend l’idée que la Belt and Road Initiative constitue bien davantage qu’un réseau d’infrastructures : elle représente une nouvelle manière de penser les relations internationales à partir de la géoéconomie, de l’interconnexion et du développement partagé.

Dans cette perspective, l’Afrique occupe une place centrale dans la réflexion menée par Jimmy Yab. L’auteur pose une série de questions décisives, qui structurent toute l’architecture du livre : comment l’Afrique s’intègre-t-elle dans ce gigantesque projet ? De quoi s’agit-il réellement ? Quels sont les pays concernés ? S’agit-il d’un mythe ou d’une réalité ? Quel peut être l’impact de cette initiative dans les différentes sous-régions du continent ? Peut-on y voir une voie alternative de développement pour l’Afrique ? Ces interrogations ne relèvent pas d’une curiosité périphérique ; elles touchent à l’avenir même du continent dans un monde en recomposition.

L’une des forces majeures de l’ouvrage réside dans sa construction. Dans une première partie, le livre propose une analyse géoéconomique globale de l’Initiative la Ceinture et la Route. Il en expose les fondements, les objectifs, la logique d’ensemble, ainsi que ses implications dans la transformation des routes commerciales, des réseaux de connectivité et des rapports de puissance mondiaux. Cette première partie permet au lecteur de comprendre la Belt and Road Initiative comme un projet systémique, c’est-à-dire comme une entreprise visant à remodeler l’espace économique international à partir d’une rationalité chinoise du développement, de la circulation et de la coopération.

Dans une seconde partie, l’auteur se concentre sur la manière dont l’Afrique peut intégrer ce projet, non seulement pour contribuer à sortir ses populations du sous-développement, mais aussi pour asseoir son influence géopolitique. Cette formulation est décisive. Jimmy Yab ne réduit pas l’Afrique à la position d’espace récepteur, de marché passif ou de terrain d’investissement. Il pose au contraire une question stratégique plus ambitieuse : comment le continent peut-il se saisir d’un projet conçu à l’échelle mondiale pour renforcer sa propre capacité d’action, sa connectivité interne, sa montée en gamme économique et sa place dans les rapports de puissance du XXIe siècle ?

Le livre prend ainsi ses distances avec les approches réductrices qui ne voient dans la Belt and Road Initiative qu’un dispositif d’expansion chinoise ou qu’un mécanisme de financement d’infrastructures. Il propose une analyse plus profonde, dans laquelle l’Afrique est invitée à penser son propre positionnement stratégique. En cela, l’ouvrage relève pleinement de l’analyse géopolitique et géoéconomique. Il suggère que la participation africaine à l’Initiative la Ceinture et la Route pourrait, sous certaines conditions, devenir un levier d’intégration régionale, de transformation industrielle, de souveraineté logistique et de repositionnement diplomatique.

Au-delà du traitement de l’Initiative elle-même, l’ouvrage se présente aussi comme un essai sur la pensée politique de Xi Jinping. Jimmy Yab y voit l’expression d’un réalisme politique extraordinaire, capable d’inscrire la Chine dans la géoéconomie mondiale tout en proposant à l’Afrique de s’y positionner comme acteur de puissance. L’intérêt du livre est précisément de montrer que, sous Xi Jinping, la Chine ne cherche pas seulement à commercer davantage ou à exporter ses infrastructures : elle développe une forme d’influence géoéconomique qui modifie profondément la manière de penser la puissance, la coopération et l’ordre international.

Le livre soutient ainsi une thèse forte : avec Xi Jinping, la Chine inaugure une nouvelle séquence des relations internationales, dans laquelle la géoéconomie devient l’un des instruments principaux de la transformation du système mondial. Cette évolution ne peut être comprise sans référence à l’idée de Communauté de Destin pour l’Humanité, qui occupe une place importante dans la pensée diplomatique chinoise contemporaine. Dans cette perspective, la Belt and Road Initiative n’est pas seulement un projet matériel ; elle devient aussi le support d’une vision du monde, d’une proposition normative sur l’organisation de la mondialisation, la coopération entre les peuples et la réforme de la gouvernance mondiale.

Pour le lecteur africain, l’ouvrage possède une importance particulière. Il invite le continent à se penser autrement dans le monde. Il ne s’agit plus seulement de réagir aux initiatives venues d’ailleurs, mais de comprendre comment un projet global peut être transformé en opportunité stratégique propre. En ce sens, ce livre s’adresse autant aux chercheurs qu’aux diplomates, aux décideurs publics, aux journalistes, aux étudiants et à tous ceux qui s’intéressent aux mutations de la puissance mondiale.

La portée de cet ouvrage tient également au profil de son auteur. Jimmy Yab est Visiting Professor à l’University of Southampton en Angleterre, où il a obtenu son doctorat en sciences politiques. Il effectue régulièrement des voyages d’études en Chine et intervient comme conférencier dans plusieurs universités chinoises, parmi lesquelles la prestigieuse Peking University, où il a été enseignant résident, ainsi que la China Foreign Affairs University of Beijing. Il est également membre du China-Africa Institute of Beijing, avec lequel il collabore dans la rédaction de divers ouvrages et articles. Au Cameroun, il enseigne à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) de l’Université de Yaoundé II, à l’École Nationale Supérieure de Police, et intervient aussi à l’École Internationale de Guerre de Yaoundé. Son parcours académique et institutionnel donne à cet ouvrage une profondeur particulière, à la croisée de la recherche, de la stratégie et de l’expérience directe des milieux intellectuels africains et chinois.

Il convient enfin de rappeler que Jimmy Yab est également l’auteur d’un ouvrage publié chez Palgrave Macmillan, intitulé Kant and the Politics of Racism: Towards Kant’s Racialised Form of Cosmopolitan Right, ce qui témoigne de la densité théorique de son parcours intellectuel et de sa capacité à faire dialoguer philosophie politique, relations internationales et analyse géostratégique.

Pour l’OCAF, Xi Jinping et l’Initiative la Ceinture et la Route en Afrique constitue une publication majeure. Ce livre occupe une place stratégique dans la bibliothèque de l’Observatoire, car il permet de penser à la fois la Chine contemporaine, les ambitions doctrinales de Xi Jinping, la géoéconomie des nouvelles routes de la soie et les conditions d’un repositionnement stratégique africain dans l’ordre mondial en mutation. Il ne s’agit pas seulement d’un livre sur la Chine ou sur l’Afrique, mais d’un ouvrage sur la manière dont le XXIe siècle se reconfigure à travers leur interaction.


Informations éditoriales

Titre : Xi Jinping et l’Initiative la Ceinture et la Route en Afrique
Sous-titre : Analyse géostratégique du plus grand projet géoéconomique du XXIe siècle
Auteur : Jimmy Yab
Date de publication : 2 octobre 2022
Format : Paperback
Langue : Français
Type de publication : Ouvrage de géostratégie / analyse géoéconomique et diplomatique

Construction d’un État Développementaliste Communautaire : Le Cameroun

Projet de politique de développement à partir du maillage des communautés locales

Hardcover – 27 juillet 2024
Édition française – Jimmy Yab & Vincent Nkong-Njock

Cet ouvrage, intitulé Construction d’un État Développementaliste Communautaire : Le Cameroun, s’inscrit dans le registre des travaux de prospective politique et de réflexion stratégique consacrés aux conditions de transformation structurelle de l’État camerounais. À la différence d’une simple critique de la gouvernance existante, le livre propose une architecture doctrinale, institutionnelle et programmatique orientée vers la reconstruction de l’État à partir de ses ancrages communautaires, territoriaux et productifs. Il s’agit moins d’un manifeste abstrait que d’un projet de politique de développement, fondé sur une lecture rigoureuse des blocages historiques du Cameroun et sur une volonté explicite de formuler un modèle alternatif de gouvernance.

Le point de départ de l’ouvrage est clair : le Cameroun, souvent qualifié d’« Afrique en miniature » en raison de sa diversité géographique, culturelle, linguistique et humaine, se trouve confronté à une crise de structuration de l’État. Cette crise ne se limite pas aux difficultés économiques. Elle touche simultanément les dimensions politiques, sociales, sécuritaires, institutionnelles et territoriales de la nation. Le livre part donc du constat qu’aucun projet de développement sérieux ne peut être construit sans une révision profonde des cadres de gouvernance, des mécanismes de participation citoyenne et des rapports entre État central, territoires et communautés locales.

L’originalité de l’ouvrage réside dans la formulation du concept d’État Développementaliste Communautaire. Ce modèle se présente comme une tentative de synthèse entre, d’une part, les enseignements tirés des trajectoires réussies des États développementalistes d’Asie orientale et, d’autre part, les dynamiques propres aux sociétés africaines, en particulier leur densité communautaire, leur pluralité culturelle et leur besoin de territorialisation du développement. L’ouvrage refuse ainsi le double piège de l’imitation mécanique des modèles étrangers et du repli sur une rhétorique culturaliste improductive. Il propose une voie de médiation entre rationalité stratégique de l’État et enracinement local du développement.

Le livre défend plusieurs thèses majeures.

La première est celle du leadership éclairé. Les auteurs considèrent que le développement n’est jamais le résultat spontané du marché ou de la seule accumulation de ressources. Il suppose une vision stratégique, une capacité d’anticipation, une cohérence institutionnelle et une autorité politique capables d’orienter les choix collectifs. Dans cette perspective, l’État ne doit pas être réduit à une fonction administrative ou distributive ; il doit redevenir un acteur de planification, de coordination et d’impulsion historique.

La deuxième thèse porte sur la décentralisation du pouvoir et sur la nécessité d’un fédéralisme adapté aux réalités camerounaises. L’ouvrage soutient que la centralisation excessive de l’État a contribué à éloigner la décision publique des réalités territoriales, à affaiblir la participation citoyenne et à accroître les frustrations régionales. Le maillage des communautés locales apparaît alors comme un instrument de reconstruction nationale : il ne s’agit pas de fragmenter l’État, mais de lui redonner de la profondeur sociale, de la légitimité territoriale et une plus grande efficacité dans l’action publique.

La troisième thèse concerne la participation active des communautés locales dans la conception et la mise en œuvre des politiques de développement. Le livre propose de penser le développement non plus à partir d’un centre administratif détaché du terrain, mais à partir des communautés elles-mêmes, de leurs ressources, de leurs besoins, de leurs solidarités et de leurs capacités d’organisation. Cette idée donne au projet son caractère communautaire : la communauté n’est pas ici comprise comme un repli identitaire, mais comme une échelle concrète d’ancrage de l’action publique, d’appropriation du développement et de responsabilisation politique.

La quatrième dimension essentielle de l’ouvrage est la promotion de l’industrialisation et de la modernisation de l’agriculture, sous la conduite stratégique de l’État. Les auteurs s’inscrivent ici dans une tradition d’économie politique du développement selon laquelle la transformation structurelle d’un pays passe par la montée en gamme productive, la valorisation des ressources locales, la modernisation des filières agricoles et la construction d’un appareil industriel capable de soutenir l’emploi, la souveraineté économique et la compétitivité nationale. Le Cameroun, riche en ressources naturelles et en potentialités humaines, ne peut prétendre à l’émergence sans une articulation forte entre État, production, territoires et innovation.

Une autre composante importante de l’ouvrage réside dans l’intégration des principes de laïcité comme fondement de la cohésion nationale. Dans un pays marqué par une forte diversité religieuse et culturelle, la question de l’unité politique ne peut être traitée uniquement par des mécanismes institutionnels ou sécuritaires. Les auteurs considèrent que la laïcité, entendue comme cadre d’équilibre et de respect des pluralités, peut contribuer à stabiliser les rapports entre les différentes composantes de la nation et à consolider un espace civique commun.

L’intérêt de ce livre tient également à la complémentarité des profils de ses auteurs. D’un côté, Jimmy Yab, professeur de sciences politiques et de relations internationales, apporte au projet une profondeur théorique, institutionnelle et comparative, nourrie par ses travaux sur l’État, le développement, les relations internationales et les modèles asiatiques. De l’autre, Vincent Nkong-Njock, spécialiste des systèmes énergétiques et nucléaires, ainsi que conseiller sur les questions de développement, introduit une dimension plus technico-stratégique, orientée vers les infrastructures, l’énergie, la modernisation productive et la capacité d’exécution. Cette rencontre entre science politique, stratégie de développement et expertise énergétique confère à l’ouvrage une portée multidimensionnelle rare.

Le livre ne se contente pas de formuler un diagnostic ; il porte une vision. Celle-ci est résumée par une formule mobilisatrice : « Let’s Do It ». Cette expression ne relève pas d’un slogan superficiel. Elle traduit l’idée qu’un projet national crédible ne peut être porté que par une volonté politique assumée, une mobilisation des intelligences nationales et une réorganisation concrète des rapports entre État, économie et société. L’ouvrage invite à penser l’émergence non comme une promesse indéterminée, mais comme un objectif historique atteignable en moins d’une génération, à condition que le Cameroun valorise ses ressources internes, renforce ses institutions et accepte de refonder son logiciel de développement.

Pour la page Publications de l’OCAF, cet ouvrage revêt une importance particulière. Il montre que la réflexion portée par Jimmy Yab ne se limite pas aux relations Chine–Afrique ou aux recompositions du système international, mais s’étend également à la formulation d’un projet de transformation interne pour le Cameroun. Il existe ainsi une cohérence de fond entre les travaux consacrés à la Chine, aux modèles asiatiques de développement et ce projet d’État Développementaliste Communautaire : dans les trois cas, il s’agit de réfléchir aux conditions politiques, institutionnelles et stratégiques de la transformation historique.

Cet ouvrage s’adresse à un public large mais exigeant : chercheurs, étudiants, décideurs politiques, administrateurs publics, acteurs économiques, responsables communautaires et tous ceux qui s’interrogent sur les voies possibles de refondation du Cameroun. Il peut être lu à la fois comme un essai doctrinal, un manuel de politique publique et une proposition de reconstruction nationale.

En définitive, Construction d’un État Développementaliste Communautaire : Le Cameroun n’est pas seulement un livre sur le développement ; c’est un texte sur la forme politique de l’émergence, sur la capacité d’un peuple à réorganiser ses ressources, ses institutions et son imaginaire collectif pour entrer dans une nouvelle séquence de son histoire.

Informations éditoriales

Titre : Construction d’un État Développementaliste Communautaire : Le Cameroun
Sous-titre : Projet de politique de développement à partir du maillage des communautés locales
Auteurs : Jimmy Yab & Vincent Nkong-Njock
Date de publication : 27 juillet 2024
Format : Hardcover
Langue : Français
Type de publication : Ouvrage de prospective politique / développement / gouvernance stratégique

Mon Cameroun, mon combat et mon destin : de l’assujettissement à la puissance

Enfin, bâtir nos souverainetés par un État Développementaliste Communautaire

Hardcover – 26 avril 2025
Édition française – Jimmy Yab

Avec Mon Cameroun, mon combat et mon destin : de l’assujettissement à la puissance, Jimmy Yab propose un ouvrage à la fois doctrinal, politique et programmatique, centré sur l’une des questions les plus décisives de l’histoire contemporaine du Cameroun : celle de la souveraineté réelle. Le livre s’inscrit dans une réflexion de fond sur les impasses structurelles de l’État camerounais, sur la persistance de dépendances héritées de la colonisation et sur la nécessité de formuler un projet national cohérent capable de transformer le pays en puissance politique, économique et technologique. Il ne s’agit pas d’un simple plaidoyer souverainiste, mais d’une tentative systématique de penser les conditions institutionnelles, territoriales et productives d’une refondation nationale.

L’ouvrage part d’un diagnostic sévère mais argumenté : plus de six décennies après l’indépendance, le Cameroun demeure prisonnier d’une souveraineté tronquée, entravée par une dépendance persistante à l’égard de la France, par une gouvernance jugée inefficace, et par une marginalisation technologique qui limite sa capacité à maîtriser son avenir. Cette situation se manifeste, selon l’auteur, dans plusieurs dimensions : dépendance monétaire, extraversion de l’économie, fragilité des institutions, vulnérabilité stratégique et subordination aux normes et aux injonctions des institutions financières internationales. À travers cette lecture, Jimmy Yab inscrit le cas camerounais dans une problématique plus large : celle du néocolonialisme et de la difficulté des États africains à convertir l’indépendance juridique en souveraineté effective.

C’est en réponse à cette situation que l’auteur propose une alternative structurée : l’État Développementaliste Communautaire (EDC). Ce concept, désormais au cœur d’une large partie de sa réflexion intellectuelle et politique, est ici présenté comme le cadre le plus cohérent pour sortir le Cameroun de l’assujettissement et engager sa transition vers la puissance. L’originalité de ce modèle tient à sa double inspiration. D’une part, il s’appuie sur les enseignements tirés des États développementalistes d’Asie de l’Est, qui ont démontré l’importance de la planification stratégique, de l’industrialisation et de l’État organisateur dans les trajectoires de transformation économique. D’autre part, il se veut enraciné dans les dynamiques communautaires africaines, c’est-à-dire dans les formes locales d’organisation sociale, territoriale et culturelle qui peuvent servir de socle à une gouvernance plus légitime, plus proche du terrain et plus efficace dans l’action.

L’architecture du livre repose sur trois piliers fondamentaux, qui donnent à l’ouvrage sa cohérence doctrinale.

Le premier est celui de la souveraineté politique et territoriale. L’auteur défend ici l’idée d’un fédéralisme développementaliste fondé sur une réorganisation du pays en quatre grandes régions fédérées : le Grand Nord, le Grand Sud, le Grand Littoral et le Grand Ouest. Cette proposition ne relève pas d’un simple redécoupage administratif ; elle s’inscrit dans une réflexion sur la territorialisation du développement, la décentralisation effective du pouvoir et l’adaptation de la gouvernance aux réalités locales. Pour Jimmy Yab, la centralisation excessive de l’État camerounais a contribué à affaiblir la participation politique, à éloigner l’action publique des besoins réels des territoires et à produire des déséquilibres durables. Le fédéralisme développementaliste apparaît alors comme une réponse institutionnelle à la fois au déficit de gouvernance et à la crise de cohésion nationale.

Le deuxième pilier est celui de la souveraineté économique et financière. L’ouvrage soutient que le Cameroun ne pourra devenir un État réellement souverain sans rompre avec la dépendance historique qui le lie à la France, notamment dans le domaine monétaire et dans l’organisation extravertie de son économie. Cette souveraineté économique passe, selon l’auteur, par la conquête d’une autonomie monétaire, par une stratégie d’industrialisation endogène, et par la transformation locale des ressources. Le livre s’inscrit ici dans une tradition d’économie politique critique, pour laquelle la maîtrise des instruments financiers, monétaires et productifs constitue une condition indispensable de l’indépendance politique. Il ne suffit pas de disposer de ressources naturelles ; encore faut-il contrôler les mécanismes de leur valorisation, de leur financement et de leur transformation.

Le troisième pilier concerne la souveraineté industrielle et technologique. Jimmy Yab défend l’idée qu’aucune nation ne peut prétendre à la puissance si elle demeure technologiquement dépendante, énergétiquement vulnérable et structurellement incapable de produire ses propres instruments de modernisation. L’État Développementaliste Communautaire doit donc reposer sur une politique d’innovation, sur l’indépendance énergétique, sur la modernisation des infrastructures et sur une capacité à orienter l’investissement vers les secteurs stratégiques. Ce troisième pilier donne à l’ouvrage une forte densité prospective : il ne s’agit pas seulement de rompre avec un système ancien, mais de définir les bases d’un nouveau régime de puissance, fondé sur la production, la technique et la planification.

L’un des aspects les plus marquants du livre est qu’il combine l’analyse conceptuelle à l’expérience vécue. Jimmy Yab y mobilise non seulement des outils de lecture politique, économique et socio-culturelle, mais aussi des éléments issus de son propre parcours et de son observation directe des limites de l’État camerounais. Cette articulation entre théorie et expérience renforce la tonalité du texte : l’ouvrage n’est pas seulement un livre d’idées, mais un livre de combat, dans lequel la réflexion intellectuelle est mise au service d’un projet de transformation historique.

L’auteur y défend une thèse de fond : le Cameroun ne pourra reprendre en main son destin qu’en assumant pleinement une souveraineté institutionnelle, financière et technologique. Cela suppose une rupture nette avec les logiques de dépendance, mais aussi une refondation de l’État autour d’une capacité réelle de planification et de projection nationale. En ce sens, le livre se présente comme une intervention dans les débats sur l’avenir du Cameroun, mais aussi comme une contribution plus large à la pensée africaine sur la souveraineté, le développement et la sortie du néocolonialisme.

La portée de l’ouvrage tient aussi au profil de son auteur. Jimmy Yab y apparaît non seulement comme universitaire, mais comme intellectuel engagé dans la formulation d’une vision stratégique pour le Cameroun et pour l’Afrique. Fondateur de l’Observatoire Chine–Afrique Francophone (OCAF), professeur de relations internationales, enseignant à l’Université de Pékin, à Southampton et à l’IRIC, il s’est imposé comme l’un des théoriciens du concept d’État Développementaliste Communautaire. Son positionnement intellectuel croise souverainisme africain, réflexion développementaliste et analyse des dynamiques de puissance à l’échelle internationale. Le fait qu’il soit également président du Mouvement pour la Libération et le Développement du Cameroun (MLDC) confère à l’ouvrage une dimension singulière : on y lit à la fois un travail d’analyse, une doctrine politique et une proposition de gouvernement.

Pour la page Publications du site de l’OCAF, ce livre occupe une place particulière. Il montre que la réflexion portée par Jimmy Yab sur la Chine, sur l’Asie de l’Est et sur les modèles de développement ne se limite pas à une analyse externe des puissances émergentes. Elle débouche aussi sur une tentative d’appropriation stratégique de ces enseignements pour penser le Cameroun lui-même. Il existe ainsi une continuité forte entre les travaux consacrés aux relations Chine–Afrique, aux politiques de développement asiatiques et cet ouvrage sur la souveraineté camerounaise : dans les trois cas, la question centrale est celle de la construction de la puissance à partir d’un État stratège, territorialement enraciné et politiquement orienté.

En définitive, Mon Cameroun, mon combat et mon destin est un livre de doctrine nationale, un essai de souveraineté et un projet de transformation. Il s’adresse aux chercheurs, étudiants, décideurs, militants, acteurs économiques et à tous ceux qui considèrent que l’avenir du Cameroun ne peut être pensé sans une refondation radicale de ses instruments de puissance. À travers la notion d’État Développementaliste Communautaire, Jimmy Yab propose non seulement une critique de l’ordre existant, mais une architecture alternative pour penser l’émancipation, la stabilité et l’émergence.


Informations éditoriales

Titre : Mon Cameroun, mon combat et mon destin : de l’assujettissement à la puissance
Sous-titre : Enfin, bâtir nos souverainetés par un État Développementaliste Communautaire
Auteur : Jimmy Yab
Date de publication : 26 avril 2025
Format : Hardcover
Langue : Français
Type de publication : Ouvrage de doctrine politique / souveraineté / développement / gouvernance stratégique

My Cameroon, My Fight, and My Destiny: From Subjugation to Power

Finally, Building Our Sovereignties Through a Community Developmental State

Hardcover – 26 April 2025
Author: Jimmy Yab

In My Cameroon, My Fight, and My Destiny: From Subjugation to Power, Jimmy Yab offers a far-reaching political and strategic reflection on one of the most decisive questions facing Cameroon today: the question of real sovereignty. More than sixty years after formal independence, Cameroon, in the author’s view, remains trapped within a condition of incomplete sovereignty, marked by structural dependence on France, ineffective governance, economic extroversion, monetary subordination, and technological marginalization. The book is therefore not simply a critique of the postcolonial state; it is a structured proposal for national reconstruction.

At the heart of the work lies a bold alternative: the Community Developmentalist State (CDS). Drawing inspiration from the industrial strategies of East Asian developmental states while grounding its logic in African communal realities, this model seeks to redefine the foundations of statecraft, development, and sovereignty in Cameroon. Rather than reproducing imported institutional formulas, the book proposes a development doctrine adapted to the country’s historical, territorial, and social specificities.

The argument is organized around three fundamental pillars.

The first is political and territorial sovereignty. Jimmy Yab argues that Cameroon cannot build durable national cohesion or effective development through excessive centralization. He therefore proposes a form of developmentalist federalism, organized around four major federated regions: the Far North, the Great South, the Grand Littoral, and the Great West. This territorial reorganization is presented not as fragmentation, but as a way of creating decentralized governance structures capable of responding more effectively to local realities while strengthening national unity through balanced territorial development.

The second pillar is economic and financial sovereignty. The book contends that no genuine national emancipation is possible so long as Cameroon remains tied to external monetary and financial dependencies inherited from the colonial order. In this sense, sovereignty requires a decisive break with historical dependence on France through the pursuit of monetary autonomy, endogenous industrialization, and the local transformation of national resources. The objective is to move beyond an extractive and externally oriented economy toward a productive structure capable of generating value, employment, and strategic autonomy.

The third pillar is industrial and technological sovereignty. Jimmy Yab insists that modern sovereignty cannot be limited to political declarations; it must also be built through production, innovation, energy independence, and the modernization of infrastructure. In this respect, the Community Developmentalist State is conceived as a strategic state: one that plans, coordinates, and directs development in accordance with long-term national priorities rather than short-term external pressures.

One of the major strengths of the book lies in its multidimensional approach. The analysis moves across political, economic, institutional, and socio-cultural registers, while also drawing on lived experience and direct engagement with the realities of Cameroon. This combination gives the work both intellectual depth and political immediacy. It is not merely a theoretical text; it is also a book of commitment, written from the conviction that Cameroon must regain control of its historical trajectory.

A central thesis runs throughout the volume: sovereignty cannot be proclaimed; it must be built. For Jimmy Yab, the country will only be able to take control of its destiny through a fully assumed sovereignty based on institutional reform, financial autonomy, technological capacity, and strategic state planning. The book therefore frames sovereignty not as a rhetorical ideal, but as a practical, cumulative, and demanding process.

The broader significance of this work extends beyond Cameroon itself. It speaks to a larger African debate on postcolonial dependency, state capacity, and the search for development models rooted in African realities rather than externally imposed formulas. In this sense, the book contributes to an emerging body of African sovereignist and developmentalist thought concerned with the political, economic, and technological emancipation of the continent.

Jimmy Yab’s own intellectual and political trajectory gives the work particular weight. A Cameroonian academic and politician, he is the founder of the China–Francophone Africa Observatory (OCAF) and a professor of International Relations who has taught at Peking University, the University of Southampton, and the Cameroon Institute of International Relations (IRIC). He is also the President of the Movement for the Liberation and Development of Cameroon (MLDC) and a co-initiator of the concept of the Community Developmentalist State. His work is widely recognized for its engagement with power dynamics, pan-Africanism, development strategy, and the search for African models of sovereignty and transformation.

As such, My Cameroon, My Fight, and My Destiny occupies an important place within the intellectual project associated with OCAF. It shows that Jimmy Yab’s reflections on China, East Asian developmental trajectories, and international power relations also feed into a broader effort to formulate a strategic doctrine for Cameroon itself. The book is therefore both a national manifesto and a contribution to African political thought.

It will be of particular interest to scholars, policymakers, students, political actors, development practitioners, and all readers concerned with the future of sovereignty, governance, and structural transformation in Cameroon and Africa. Above all, it is a call to move beyond dependency and toward the disciplined construction of power.


Editorial Information

Title: My Cameroon, My Fight, and My Destiny: From Subjugation to Power
Subtitle: Finally, Building Our Sovereignties Through a Community Developmental State
Author: Jimmy Yab
Publication date: 26 April 2025
Format: Hardcover
Language: English
Type of publication: Political doctrine / sovereignty / development strategy / state reconstruction

Succès des Politiques de Développement en Asie de l’Est

Étude comparative des politiques économiques de développement : Japon, Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Malaisie et Indonésie (1960-1997)

Hardcover – 23 juin 2024
Auteur : Jimmy Yab

L’essor économique de l’Asie de l’Est dans la seconde moitié du XXᵉ siècle constitue l’un des phénomènes les plus marquants de l’histoire contemporaine du développement. À partir des années 1980, lorsque les États-Unis commencèrent pour la première fois à commercer davantage avec l’Asie de l’Est qu’avec l’Europe occidentale, un nombre croissant d’universitaires et de responsables politiques commencèrent à évoquer l’avènement d’un possible « siècle du Pacifique ». Cette transformation profonde des équilibres économiques mondiaux suscita un intérêt intellectuel considérable dans le champ des relations internationales et de l’économie politique du développement.

Dans le même temps, les performances économiques spectaculaires de plusieurs pays d’Asie de l’Est — notamment le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, Singapour, la Malaisie et l’Indonésie — furent souvent qualifiées de « miracle économique ». Entre les années 1960 et la crise financière asiatique de 1997, ces États ont réussi à transformer des économies relativement pauvres en puissances industrielles dynamiques, capables de s’intégrer avec succès dans l’économie mondiale. Cette trajectoire contraste fortement avec les résultats beaucoup plus modestes observés dans de nombreuses régions du monde en développement, notamment en Afrique subsaharienne.

Dans cet ouvrage, Jimmy Yab propose une analyse comparative rigoureuse des politiques de développement mises en œuvre dans ces pays d’Asie de l’Est. L’objectif du livre n’est pas de célébrer un modèle unique ni de promouvoir une imitation mécanique de ces expériences. Il s’agit plutôt de comprendre les mécanismes politiques, institutionnels et économiques qui ont permis à ces États de conduire des stratégies de transformation structurelle à long terme.

L’ouvrage s’adresse principalement aux étudiantes, étudiants, enseignants et chercheurs intéressés par les problématiques de développement dans les pays du Sud. Il constitue une introduction critique aux grandes théories du développement, tout en offrant les outils nécessaires pour mener une analyse empirique indépendante et rigoureuse. L’auteur invite le lecteur à dépasser les approches traditionnelles qui prennent souvent les expériences occidentales comme référence universelle.

Au contraire, ce livre propose d’examiner les trajectoires de développement est-asiatiques à partir de leurs contextes historiques, institutionnels et politiques propres. Il met en évidence le rôle déterminant joué par l’État, les politiques industrielles, la planification stratégique, les institutions économiques, ainsi que par les coalitions politiques et sociales qui ont soutenu ces transformations.

L’analyse se déploie en plusieurs étapes. Elle commence par une présentation des principales théories du développement, avant d’examiner les politiques concrètes mises en œuvre par les États étudiés. L’auteur s’intéresse particulièrement aux acteurs politiques, aux institutions publiques, aux processus décisionnels et aux structures économiques qui ont façonné les trajectoires de développement de la région. Ce n’est qu’après cette analyse empirique approfondie que l’ouvrage propose des généralisations théoriques plus larges, susceptibles d’éclairer les stratégies de développement dans d’autres régions du monde.

Dans cette perspective, l’expérience de l’Asie de l’Est ne doit pas être comprise comme un modèle à reproduire à l’identique, mais comme une source d’enseignements stratégiques pour les pays en développement. En particulier, ces trajectoires offrent des éléments de réflexion précieux pour les décideurs politiques et les chercheurs qui s’intéressent à la transformation économique de l’Afrique subsaharienne.

En définitive, Succès des Politiques de Développement en Asie de l’Est constitue à la fois une synthèse académique accessible et une réflexion critique sur les politiques publiques de développement. En reliant les théories du développement aux expériences historiques concrètes, l’ouvrage contribue à enrichir le débat intellectuel sur les stratégies de transformation économique et sur les conditions nécessaires à l’émergence des nations dans l’économie mondiale.


Informations éditoriales

Titre : Succès des Politiques de Développement en Asie de l’Est
Sous-titre : Étude comparative des politiques économiques de développement (1960-1997)
Auteur : Jimmy Yab
Date de publication : 23 juin 2024
Format : Hardcover
Langue : Français
Thèmes : Développement économique, politiques publiques, économie politique, relations internationales, Asie de l’Est

Histoire de l’Avènement de la Dynastie Républicaine du Parti Communiste Chinois

Tome 1 : Analyse politique des dynasties chinoises de l’Antiquité à la Chine contemporaine (221 av. J.-C. – 1949 et au-delà)

Paperback – 1 avril 2023
Auteur : Jimmy Yab

Dans Histoire de l’Avènement de la Dynastie Républicaine du Parti Communiste Chinois, Jimmy Yab propose une réflexion ambitieuse et originale sur l’évolution historique du système politique chinois. L’ouvrage s’inscrit dans une perspective d’histoire politique longue, qui cherche à comprendre comment l’héritage des dynasties impériales de la Chine a façonné la formation de son régime contemporain.

Guidé par une question fondamentale — comment l’histoire millénaire de la Chine dynastique a-t-elle influencé la création du système politique actuel de la République populaire de Chine ? — l’auteur entreprend une analyse approfondie de plus de deux millénaires d’histoire politique chinoise. De Qin Shi Huang, premier empereur ayant unifié la Chine en 221 avant notre ère, jusqu’à la Chine contemporaine dirigée par Xi Jinping, représentant de la cinquième génération de dirigeants du Parti communiste chinois, l’ouvrage examine les continuités institutionnelles et culturelles qui relient la Chine impériale à la Chine moderne.

L’hypothèse centrale développée par Jimmy Yab est que le régime politique actuel de la Chine peut être interprété comme une forme originale de système politique qu’il qualifie de « Dynastie Républicaine du Parti Communiste Chinois ». Selon cette lecture, la République populaire de Chine ne constitue pas une rupture totale avec l’histoire impériale, mais plutôt une transformation profonde de structures politiques anciennes combinées à des formes institutionnelles modernes. Le régime chinois contemporain se caractériserait ainsi par une synthèse entre traditions dynastiques chinoises et principes républicains modernes, produisant un modèle politique singulier qui dépasse les catégories classiques de la science politique occidentale.

Ce premier tome se concentre sur l’étude analytique de la période dynastique chinoise, depuis l’unification réalisée par la dynastie Qin en 221 av. J.-C. jusqu’à la chute de la dynastie Qing en 1912, qui marque la fin de l’ordre impérial. L’auteur examine les principales dynasties qui ont structuré l’histoire politique de la Chine — notamment les dynasties Qin, Han, Tang, Song, Yuan, Ming et Qing — en mettant en évidence leurs institutions, leurs mécanismes de gouvernance et leurs conceptions du pouvoir.

L’analyse s’organise autour d’un schéma historique marqué par trois grandes phases d’unification et trois périodes majeures de fragmentation, qui ont profondément structuré l’évolution politique du territoire chinois. À travers cette lecture dynamique, Jimmy Yab montre que les cycles d’unification et de division ont joué un rôle décisif dans la formation de l’État chinois et dans la consolidation d’une tradition politique centrée sur la stabilité, l’autorité centrale et la continuité administrative.

L’objectif de ce premier volume est donc double. D’une part, il vise à offrir une analyse détaillée des dynasties chinoises, en mettant en lumière les transformations politiques et institutionnelles qui ont marqué chacune de ces périodes. D’autre part, il cherche à démontrer que l’héritage de ces dynasties continue d’influencer profondément le fonctionnement de la Chine contemporaine. Les structures administratives, les conceptions du pouvoir et les mécanismes de légitimation politique développés au cours de l’histoire impériale se retrouvent, sous des formes renouvelées, dans l’organisation du système politique actuel.

En proposant cette lecture historique et conceptuelle, Jimmy Yab invite le lecteur à dépasser les interprétations simplistes du système politique chinois souvent fondées sur des catégories strictement occidentales. Il suggère au contraire que la compréhension de la Chine contemporaine nécessite une prise en compte sérieuse de sa longue tradition historique et civilisationnelle.

Histoire de l’Avènement de la Dynastie Républicaine du Parti Communiste Chinois – Tome 1 constitue ainsi une contribution importante aux études chinoises, à la science politique comparée et à l’analyse des systèmes politiques contemporains. L’ouvrage s’adresse aux étudiants, chercheurs, spécialistes des relations internationales et lecteurs intéressés par l’histoire politique de la Chine, ainsi qu’à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les fondements historiques du système politique chinois actuel.


Informations éditoriales

Titre : Histoire de l’Avènement de la Dynastie Républicaine du Parti Communiste Chinois
Tome : Tome 1
Auteur : Jimmy Yab
Date de publication : 1 avril 2023
Format : Paperback
Langue : Français
Thèmes : histoire politique chinoise, dynasties chinoises, science politique comparée, relations internationales, système politique chinois

L’Idéal Cosmopolitique du Président Xi Jinping

Conceptualisation d’une Communauté de Destin pour l’Humanité

Paperback – 1 May 2019
Auteur : Jimmy Yab

Dans L’Idéal Cosmopolitique du Président Xi Jinping : Conceptualisation d’une Communauté de Destin pour l’Humanité, Jimmy Yab propose une analyse intellectuelle approfondie de l’un des concepts centraux de la diplomatie contemporaine de la Chine : la « Communauté de Destin pour l’Humanité ». Devenu l’un des leitmotivs majeurs du discours international de Xi Jinping, ce concept structure désormais la vision stratégique de la Chine dans les relations internationales, en particulier dans le contexte de l’expansion de l’initiative Belt and Road Initiative.

Malgré sa présence constante dans les discours diplomatiques chinois, cette notion demeure souvent mal comprise ou insuffisamment étudiée dans les milieux académiques et diplomatiques internationaux. L’objectif de cet ouvrage est précisément d’en proposer une conceptualisation rigoureuse en la replaçant dans les traditions philosophiques et civilisationnelles de la Chine.

Jimmy Yab soutient que la Communauté de Destin pour l’Humanité possède une dimension profondément cosmopolitique, dans la mesure où elle propose une vision des relations internationales fondée sur la reconnaissance de l’autre — autre nation, autre culture, autre civilisation — et sur la recherche d’une harmonie mondiale dans la diversité. Dans cette perspective, l’auteur mobilise la tradition philosophique du cosmopolitisme, entendue comme une théorie normative affirmant que l’humanité constitue une communauté morale unique transcendant les frontières de la race, de la nationalité, de la culture, du genre, de la religion et de la classe sociale.

Pour comprendre pleinement cette vision du monde, l’auteur entreprend une exploration approfondie des racines philosophiques chinoises du cosmopolitisme. L’ouvrage analyse notamment trois traditions intellectuelles majeures :

  • la théorie du Datong (大同), souvent traduite comme la vision d’une « grande harmonie universelle » ;
  • le concept de Tianxia (天下), littéralement « tout ce qui est sous le ciel », qui constitue l’un des fondements de la pensée politique impériale chinoise ;
  • la notion classique d’harmonie dans la différence, issue des traditions confucéennes et taoïstes.

Ces concepts, profondément ancrés dans l’histoire intellectuelle chinoise, permettent selon l’auteur de mieux comprendre la logique philosophique qui sous-tend la diplomatie contemporaine de la Chine. Loin d’être une simple construction idéologique récente, la Communauté de Destin pour l’Humanité s’inscrirait ainsi dans une longue tradition de pensée cosmopolitique propre à la civilisation chinoise.

L’ouvrage s’inscrit dans un projet plus vaste composé de trois tomes consacrés à l’étude de l’idéal cosmopolitique de Xi Jinping :

  • Tome I : une analyse conceptuelle de la Communauté de Destin pour l’Humanité ;
  • Tome II : une étude normative des principes éthiques et politiques qui fondent cet idéal ;
  • Tome III : une démonstration pragmatique de la manière dont cet idéal se traduit dans la pratique diplomatique et géopolitique contemporaine de la Chine.

En articulant philosophie politique, histoire intellectuelle et analyse des relations internationales, Jimmy Yab propose ainsi une contribution originale à la compréhension de la pensée stratégique chinoise. L’ouvrage s’adresse aux étudiants, enseignants et chercheurs en relations internationales, mais également aux diplomates, décideurs politiques et analystes géopolitiques intéressés par l’évolution de la politique étrangère chinoise et par les transformations de l’ordre international contemporain.


Informations éditoriales

Titre : L’Idéal Cosmopolitique du Président Xi Jinping
Sous-titre : Conceptualisation d’une Communauté de Destin pour l’Humanité
Auteur : Jimmy Yab
Date de publication : 1 May 2019
Format : Paperback
Langue : Français
Domaines : Relations internationales, philosophie politique, diplomatie chinoise, géopolitique, pensée chinoise contemporaine

Histoire de l’Avènement de la Dynastie Républicaine du Parti Communiste Chinois (Tome 2)

Analyse Politique des Dynasties Chinoises de l’Antiquité à l’Époque Contemporaine (221 av. J.-C. – 1949 et suivant)

Paperback – 1 avril 2023
Édition française – Jimmy Yab

Avec ce second volet de Histoire de l’Avènement de la Dynastie Républicaine du Parti Communiste Chinois, Jimmy Yab poursuit une entreprise intellectuelle ambitieuse consacrée à la compréhension historique et politique du régime chinois contemporain. L’ouvrage s’inscrit dans une réflexion de longue durée, allant du premier empereur Qin Shi Huang jusqu’à la Chine de Xi Jinping, en posant une question décisive : comment l’histoire millénaire de la Chine dynastique a-t-elle influencé la formation du régime politique actuel ?

L’originalité de cette recherche tient à la thèse centrale qu’elle défend : le système politique de la Chine contemporaine ne peut être pleinement compris à travers les seules catégories classiques de la science politique occidentale. Jimmy Yab propose au contraire de l’interpréter comme l’aboutissement d’une longue évolution historique, marquée par la persistance de certains traits dynastiques fondamentaux, désormais combinés à des formes institutionnelles républicaines modernes. De cette synthèse naît ce que l’auteur appelle la « Dynastie Républicaine du Parti Communiste Chinois ».

Là où le premier tome s’attachait principalement à analyser les grandes dynasties impériales, depuis 221 av. J.-C. jusqu’à la chute de la dynastie Qing en 1912, ce second tome se concentre sur l’époque contemporaine de la Chine. Il commence avec la création de la République de Chine en 1912, puis suit le processus historique qui conduit à la grande reconfiguration politique du XXe siècle : la consolidation de la République populaire de Chine en 1949, à la faveur de ce que l’auteur présente comme une quatrième et énième unification du territoire et de l’autorité politique chinoise.

L’ouvrage examine ainsi une période cruciale, au cours de laquelle la Chine passe de l’effondrement de l’ordre impérial à la mise en place d’un nouveau régime, dont la stabilité, la continuité et la puissance ne peuvent être expliquées sans référence à la mémoire longue de l’État chinois. Pour Jimmy Yab, la Chine du XXe siècle n’est pas seulement le produit des révolutions, des guerres et des idéologies modernes ; elle est aussi l’héritière d’un imaginaire politique millénaire, dans lequel l’unité, la centralité de l’autorité et la continuité de l’État jouent un rôle structurant.

L’une des forces de ce deuxième tome réside dans sa capacité à montrer comment l’époque contemporaine ne rompt pas entièrement avec l’ancienne Chine, mais en réorganise plusieurs logiques fondamentales. La République de Chine de 1912, puis la République populaire fondée en 1949, apparaissent ici comme deux moments décisifs d’une même séquence historique : celle de la recherche d’un nouvel ordre politique capable de préserver l’unité de la Chine tout en répondant aux exigences du monde moderne.

L’auteur s’attache à décrire les différentes étapes qui mènent à la formation de cette “Dynastie Républicaine”, en mettant en lumière les continuités institutionnelles, les logiques de légitimation, les structures d’autorité et les mécanismes de centralisation qui traversent la Chine contemporaine. Cette lecture donne au livre une portée analytique importante : il ne s’agit pas simplement d’une histoire politique chronologique, mais d’un travail de conceptualisation visant à comprendre la nature spécifique de l’État chinois moderne.

Le dernier chapitre du volume occupe une place particulière dans l’économie générale de l’ouvrage. Jimmy Yab y propose une description du fonctionnement actuel de la “Dynastie Républicaine” telle qu’elle évolue au sein de la République populaire de Chine. Il s’agit là de l’un des apports majeurs du livre. L’auteur montre que ce régime, loin d’être une anomalie temporaire ou un simple compromis historique, constitue au contraire une forme politique originale, dont l’audace institutionnelle explique en grande partie la trajectoire de puissance de la Chine contemporaine.

Cette thèse est forte : selon Jimmy Yab, c’est précisément l’audace de cette Dynastie Républicaine qui a permis à la Chine de devenir ce qu’elle est aujourd’hui, c’est-à-dire une puissance politique, économique et militaire de premier plan. Le livre invite ainsi à penser la réussite chinoise non comme le simple résultat d’une ouverture économique ou d’une modernisation technique, mais comme le produit d’une ingénierie politique singulière, enracinée dans une longue histoire d’unifications, de divisions et de recompositions du pouvoir.

En ce sens, l’ouvrage dépasse largement le seul champ des études chinoises. Il constitue aussi une contribution à la science politique comparée, à la réflexion sur les formes de l’État, et à l’analyse des trajectoires non occidentales de modernisation politique. En proposant le concept de Dynastie Républicaine, Jimmy Yab cherche à fournir un outil théorique capable de saisir l’hybridité spécifique du régime chinois : à la fois moderne et historique, républicain et dynastique, institutionnel et civilisationnel.

Ce livre s’adresse aux étudiants, enseignants, chercheurs, analystes géopolitiques et à tous les lecteurs qui souhaitent comprendre les fondements politiques de la Chine actuelle. Il permet notamment de replacer la montée en puissance chinoise dans une profondeur historique souvent négligée par les lectures uniquement économiques ou stratégiques. Pour l’OCAF, cette publication revêt une importance particulière, car elle éclaire l’une des dimensions essentielles des relations Chine–Afrique : on ne peut comprendre la projection internationale de la Chine contemporaine sans comprendre d’abord la logique historique de son régime politique.

Pris avec le premier tome, cet ouvrage forme un ensemble cohérent et original, qui propose une lecture ambitieuse de l’histoire politique chinoise, depuis les dynasties impériales jusqu’au régime actuel. Il contribue ainsi à enrichir l’espace francophone des études sur la Chine par une perspective à la fois historique, conceptuelle et comparative.


Informations éditoriales

Titre : Histoire de l’Avènement de la Dynastie Républicaine du Parti Communiste Chinois
Sous-titre : Analyse Politique des Dynasties Chinoises de l’Antiquité à l’Époque Contemporaine (221 av. J.-C. – 1949 et suivant)
Auteur : Jimmy Yab
Date de publication : 1 avril 2023
Format : Paperback
Langue : Français
Type de publication : Histoire politique / théorie de l’État / études chinoises / science politique comparée